Pour George Tatirayi, s'établir en tant que coiffeur pour dames n'a pas été facile. Les clientes préfèrent confier leur chevelure à des femmes, sans compter les maris qui voient d'un mauvais oeil qu'un homme touche à la tête de leurs épouses. Mais les moeurs ont changé. De plus en plus de salons tenus par des hommes fleurissent dans les rues de Harare, la capitale du pays. La clientèle est au rendez-vous : beaucoup de femmes pensent même que les hommes sont de meilleurs artistes capillaires. Mais cette évolution n'est pas du goût de certaines coiffeuses qui ont pignon sur rue, surtout lorsque la concurrence masculine ouvre boutique à seulement quelques pas. C'est le cas de Sandra Ciasti, issue d'une famille de coiffeuses de mère en fille. Depuis que Rasta Jabu a ouvert son salon non loin du sien, elle doit redoubler de créativité pour conserver sa clientèle. Elle reste persuadée que les hommes - trop agressifs et pas assez polyvalents - n'arriveront pas à s'imposer durablement dans ce métier. D'ailleurs, les écoles de coiffure traditionnelles continuent à former davantage de jeunes femmes que de jeunes hommes. Réalisateur: Manuel Fenn (2025)